LDTNEWS 04/04/2025



Chamo-te, Sophia de Mello Breyner Andresen

Chamo-Te porque tudo está ainda no princípio
E suportar é o tempo mais comprido.

Peço-Te que venhas e me dês a liberdade,
Que um só dos teus olhares me purifique e acabe.

Há muitas coisas que eu quero ver.

Peço-Te que sejas o presente.
Peço-Te que inundes tudo.
E que o teu reino antes do tempo venha.
E se derrame sobre a Terra
Em primavera feroz pricipitado.

Sophia de Mello Breyner Andresen


                         4 avril 2025

C'est le quatre-vingt-quinzième jour de l'année. Il reste 271 jours avant la fin de l'année 2025.

Pensée du jour : « Il faut vivre dans un état de prévention (...), maintenir la condition de l'homme-artiste en lutte avec l'homme-masse ». Ruben A, pseudonyme de l'écrivain portugais Ruben Andresen Leitão (1920-1975).


Lisbonne, 02 avril 2025 (Lusa) - Principaux événements enregistrés le 04 avril, 

Journée de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), 

Journée internationale de sensibilisation aux mines terrestres, 

Journée mondiale des animaux errants, 

Journée internationale du rat domestique

 et Journée mondiale du rat :

636 - Mort d'Isidore de Séville, théologien, prêtre, archevêque et encyclopédiste des choses humaines et divines, auteur de l'ouvrage Étymologies, principale source de l'encyclopédisme médiéval.

1284 - Afonso X, le Sage, roi de Castille et León, grand-père de D. Dinis, personnage clé de la pacification de la Péninsule, auteur des « Cantigas de Santa Maria » et du « Livro das Leis » ou des « Sete Partidas », première matrice juridique portugaise, décède à l'âge de 62 ans.

1388 - D. Jean Ier fait don du monastère de Santa Maria da Vitória, à Batalha, aux Dominicains.

1618 - Armand-Jean du Plessis, cardinal de Richelieu, est exilé à Avignon, accusé d'intrigues avec la reine mère de France, Marie de Médicis.

1817 - André de Masséna, duc de Rivoli et maréchal de France, qui commanda la troisième invasion française du Portugal, décède à l'âge de 58 ans.

1819 - D. Maria II naît à Rio de Janeiro, au Brésil, fille de l'empereur D. Pedro Ier du Brésil et de Maria Leopoldina d'Autriche.

1849 - L'avocat et homme politique libéral José Xavier Mouzinho da Silveira décède à l'âge de 68 ans.

1911 - Le docteur Carolina Beatriz Ângelo présente au comité de recensement du 2e district de Lisbonne une demande d'inscription sur les listes électorales. La sentence sera favorable.

1917 - Première Guerre mondiale. Les premières troupes portugaises entrent dans les tranchées en Flandre. Le premier soldat portugais au combat, António Gonçalves Curado, est tué.

1919 - Le bienheureux Francisco Marto, l'un des voyants de Fátima, décède à l'âge de 10 ans.

1931 - Révolte de Madère contre la dictature, sous le commandement du général Sousa Dias.

- Le premier numéro du O Diário da Manhã est publié, un journal de doctrine politique et d'information approfondie qui était l'organe officiel de l'Union Nationale, parti unique de l'Estado Novo.

1941 - Sur proposition du Prof. Docteur Francisco Gentil, la Ligue Portugaise Contre le Cancer est fondée légalement par l'arrêté n° 106. 9772, délivré par le Ministère de l'Éducation Nationale – Direction Générale de l'Enseignement Supérieur et des Beaux-Arts et publié au Journal Officiel n° 10. 78/1941, fondée sur deux principes fondamentaux : l'humanisation et la solidarité.

1943 - Holocauste. Ouverture de la chambre à gaz n°5, la dernière du camp d'extermination d'Auschwitz, en Pologne occupée par les forces nazies d'Adolf Hitler.

1945 - Indépendance de la Hongrie.

1947 - Début de la grève dans le secteur de la construction navale à Lisbonne. Salazar ordonne à la police d'attaquer.

1949 - Avec la signature du traité de Washington à Washington, aux États-Unis, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) est créée par les membres fondateurs : États-Unis, France, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Italie, Danemark, Norvège, Islande, Canada et Portugal. « Le Traité tire son autorité de l’article 51 de la Charte des Nations Unies, qui réaffirme le droit inhérent des États indépendants à la défense individuelle ou collective. »

1960 - Indépendance du Sénégal.

1968 – Le pasteur protestant Michael King, Jr., Martin Luther King, leader de la défense des droits civiques des Noirs américains et prix Nobel de la paix en 1964, décède, assassiné à l'âge de 39 ans.

1969 - Des médecins d'un hôpital de Houston, au Texas, implantent pour la première fois un cœur artificiel chez un homme de 43 ans. Le patient survit quatre jours.

1972 - Les États-Unis d'Amérique reconnaissent l'indépendance du Bangladesh.

1973 - Le 3e Congrès de l'Opposition Démocratique débute à Aveiro, sous la forte surveillance de la PIDE, la police politique de la dictature. La Déclaration finale du Congrès approuve les objectifs immédiats suivants : la fin de la guerre coloniale ; lutte contre le pouvoir absolu du capital monopoliste et la conquête des libertés démocratiques

1979 - L'ancien Premier ministre pakistanais Zulfikar Ali Bhutto décède, exécuté à l'âge de 51 ans, après avoir été chassé du pouvoir par un coup d'État militaire.

1990 - L'écrivaine Sophia de Mello Breyner Andresen reçoit le Grand Prix Inasset-Inapa de poésie pour son recueil de poèmes « Îles »

1991 - Le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) et l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA) entament, à Bicesse, Estoril, au Portugal, des négociations pour la paix en Angola.

- Max Rudolf Frisch, écrivain suisse alémanique, décède à l'âge de 79 ans.

1996 - Le FBI, Federal Bureau of Investigation, capture à Lincoln, dans le Montana, un ancien professeur de mathématiques américain, Ted John Kaczynski, 53 ans, soupçonné d'être l'auteur des attentats perpétrés par l'Unabomber, mettant ainsi fin à 17 ans d'enquêtes.

2001 - Vladimir Voronine, 59 ans, chef du Parti communiste, est élu président de la République de Moldavie par le parlement et devient la première république de la Communauté des États indépendants – les anciennes républiques soviétiques moins les pays baltes, (CEI) à avoir un président communiste, depuis la dissolution de l'Union soviétique en 1991.

2002 - L'accord de cessez-le-feu est signé en Angola par le général Armando da Cruz Neto, représentant les Forces armées angolaises (FAA), et par le secrétaire général de l'UNITA, le général Paulo Lukamba, représentant les forces militaires de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola, à Luanda.

2004 - Trois membres du GNR sont blessés, sans gravité, dans une embuscade à Nassiriyah, dans le sud de l'Irak. Il s'agit des premiers soldats portugais à être touchés depuis que le Portugal a envoyé son premier contingent dans le pays, en novembre 2003.

- Le gouvernement espagnol considère que le « noyau central » du commandement qui a mené les attentats du 11 mars à Madrid a été démantelé.

- Les résultats des élections législatives en Guinée-Bissau donnent la victoire au Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) dirigé par Carlos Gomes Júnior.

2005 - L'archevêque primat de Braga, Jorge Ortiga, est élu président de la Conférence épiscopale portugaise, lors de l'assemblée plénière réunie à Fátima.

- La vente de tabac aux mineurs de moins de 16 ans au Portugal est désormais interdite par le décret-loi 76/2005, émis par le ministère de la Santé et publié au Journal officiel n° 16/2005. 65/2005. Modifie le décret-loi n°

2006 - La France est secouée par une grève générale et une nouvelle vague de protestations suite à l'entrée en vigueur du Contrat Première Employé.

- L'ancien président irakien Saddam Hussein est accusé d'un prétendu génocide des Kurdes d'Irak, dans le cadre de la soi-disant "Opération Anfal", une vague de répression des Kurdes du nord de l'Irak développée en trois phases à la fin des années 1980 et qui comprenait l'attaque chimique contre la ville de Halabja, en 1988, dans laquelle 5 000 hommes, femmes et enfants sont morts.

2007 - Des incidents survenus le dernier jour de la campagne présidentielle au Timor oriental ont fait 19 blessés, dont des partisans de partis d'opposition.

- Benjamin Clark, dit Bob Clark, le réalisateur américain qui a réalisé "A Christmas Story" (1983), l'un des classiques du cinéma américain, décède à l'âge de 67 ans.

2008 - Plus de 160 pays réunis à Bangkok, en Thaïlande, conviennent d'un plan de travail visant à réduire les émissions polluantes du transport aérien et maritime et parviennent à un nouvel accord mondial pour remplacer le protocole de Kyoto avant la fin de 2009.

2010 - Des kamikazes tuent 42 personnes en faisant exploser trois véhicules piégés près des ambassades d'Iran, d'Égypte, de Syrie, d'Allemagne et d'Espagne à Bagdad, en Irak.

2011 - Scott Columbus, ancien batteur du groupe de heavy metal américain Manowar, décède à l'âge de 54 ans.

2012 - La Cour constitutionnelle « rejette » la législation qui crée le délit d'enrichissement illicite, approuvée à l'Assemblée de la République avec le vote de tous les partis sauf le PS.

- Le cinéaste français Claude Miller décède à l'âge de 70 ans. Il a réalisé son premier long métrage, "La meilleure façon de marcher", en 1976 et son premier grand succès en 1981, avec "Garde à vue", avec Lino Ventura et Michel Serrault.

2013 - Roger Ebert, premier critique de cinéma à remporter un prix Pulitzer en 1975 pour sa critique distinguée, décède à l'âge de 70 ans.

2017 - L'assemblée générale extraordinaire de Caixa Económica Montepio Geral approuve la transformation de l'institution financière en société par actions.

- Le candidat officiel du mouvement Alianza País (AP, Patria Altiva y Soberana, gauche), Lenín Moreno, remporte les élections présidentielles en Équateur, qui se sont tenues le 2 avril, et succède à Rafael Correa, au pouvoir depuis 2007.

- L'accusation rapporte avoir clôturé l'enquête contre Dias Loureiro et José de Oliveira e Costa dans le cadre de l'affaire Banco Português de Negócios (BPN).

- Virgílio Varela, capitaine qui a dirigé l'unité militaire du « coup d'État de Caldas » deux mois avant le 25 avril 1974, décède à l'âge de 79 ans.

2018 - L'Anglais Ray Wilkins, « Butch », ancien capitaine de l'équipe d'Angleterre de football et ancien joueur de Manchester United, Chelsea et de l'AC Milan, décède à l'âge de 61 ans.

2019 - Le Gouvernement approuve en Conseil des ministres le décret sur le dégel des carrières spéciales, qui comprennent les militaires, les juges et les policiers, qui prévoit la récupération de 70% du temps de service pertinent pour la progression.

2020 - La Commission européenne approuve deux programmes de soutien de l'État du gouvernement portugais à l'économie pour faire face aux conséquences de la pandémie causée par le nouveau coronavirus (covid-19), d'une valeur de 13 milliards d'euros.

- L'ancien procureur général britannique Keir Starmer est élu successeur de Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste.

2023 - La Finlande devient le 31e État membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

2024 - La Cour constitutionnelle d'Angola déclare inconstitutionnalité l'arrêt qui a condamné José Filomeno dos Santos "Zenu", fils de l'ancien président angolais José Eduardo dos Santos (1942-2022), et Valter Filipe da Silva, ancien gouverneur de la banque centrale, pour violation des principes de légalité et de contradictoire.

=============.



THE CHOSEN/A ULTIMA CEIA

Synopsis : Après avoir emmené des milliers de personnes au cinéma lors de projections en 2024, la série "The Chosen" s'apprête à revenir sur les écrans brésiliens. Les deux premiers épisodes de « Última Ceia », la cinquième saison de la série, seront disponibles dans certaines salles de cinéma à travers le pays. Ce drame historique révolutionnaire est basé sur la vie de Jésus (Jonathan Roumie), vue à travers les yeux de ceux qui l'ont connu. Se déroulant dans le contexte de l'oppression romaine dans l'Israël du premier siècle, la série de sept saisons offre un regard authentique et intime sur la vie révolutionnaire et les enseignements de Jésus.


 


Synopsis : Après avoir emmené des milliers de personnes au cinéma lors de projections en 2024, la série "The Chosen" s'apprête à revenir sur les écrans brésiliens. Les deux premiers épisodes de « Última Ceia », la cinquième saison de la série, seront disponibles dans certaines salles de cinéma à travers le pays. Ce drame historique révolutionnaire est basé sur la vie de Jésus (Jonathan Roumie), vue à travers les yeux de ceux qui l'ont connu. Se déroulant dans le contexte de l'oppression romaine dans l'Israël du premier siècle, la série de sept saisons offre un regard authentique et intime sur la vie révolutionnaire et les enseignements de Jésus. 


1990 - L'écrivaine Sophia de Mello Breyner Andresen reçoit le Grand Prix Inasset-Inapa de poésie pour son recueil de poèmes « Îles »

Porque os outros se mascaram mas tu não
Porque os outros usam a virtude
Para comprar o que não tem perdão.
Porque os outros têm medo mas tu não.


Porque os outros são os túmulos caiados
Onde germina calada a podridão.
Porque os outros se calam mas tu não.

Porque os outros se compram e se vendem
E os seus gestos dão sempre dividendo.
Porque os outros são hábeis mas tu não.

Porque os outros vão à sombra dos abrigos
E tu vais de mãos dadas com os perigos.
Porque os outros calculam mas tu não.

Sophia de Mello Breyner Andresen


Em todos os jardins hei-de florir. Sophia de Mello Breyner

Em todos os jardins hei-de florir,
Em todos beberei a lua cheia,
Quando enfim no meu fim eu possuir
Todas as praias onde o mar ondeia.

Um dia serei eu o mar e a areia,
A tudo quanto existe me hei-de unir,
E o meu sangue arrasta em cada veia
Esse abraço que um dia se há-de abrir.

Então receberei no meu desejo
Todo o fogo que habita na floresta
Conhecido por mim como num beijo.

Então serei o ritmo das paisagens,
A secreta abundância dessa festa
Que eu via prometida nas imagens.

Sophia de Melo Breyner


Eis-me. Sophia de Mello Breyner Andresen

Eis-me
Tendo-me despido de todos os meus mantos
Tendo-me separado de adivinhos mágicos e deuses
Para ficar sozinha ante o silêncio
Ante o silêncio e o esplendor da tua face
Mas tu és de todos os ausentes o ausente
Nem o teu ombro me apoia nem a tua mão me toca
O meu coração desce as escadas do tempo em que não moras
E o teu encontro
São planícies e planícies de silêncio
Escura é a noite
Escura e transparente
Mas o teu rosto está para além do tempo opaco
E eu não habito os jardins do teu silêncio
Porque tu és de todos os ausentes o ausente

Sophia de Mello Breyner Andresen


Porque. Sophia de Mello Breyner Andresen

Porque os outros se mascaram mas tu não
Porque os outros usam a virtude
Para comprar o que não tem perdão.
Porque os outros têm medo mas tu não.


Porque os outros são os túmulos caiados
Onde germina calada a podridão.
Porque os outros se calam mas tu não.

Porque os outros se compram e se vendem
E os seus gestos dão sempre dividendo.
Porque os outros são hábeis mas tu não.

Porque os outros vão à sombra dos abrigos
E tu vais de mãos dadas com os perigos.
Porque os outros calculam mas tu não.

Sophia de Mello Breyner Andresen


As pessoas sensíveis. Sophia de Mello Breyner Andresen

As pessoas sensíveis não são capazes
De matar galinhas
Porém são capazes
De comer galinhas


O dinheiro cheira a pobre e cheira
À roupa do seu corpo
Aquela roupa
Que depois da chuva secou sobre o corpo
Porque não tinham outra
Porque cheira a pobre e cheira
A roupa
Que depois do suor não foi lavada
Porque não tinham outra


"Ganharás o pão com o suor do teu rosto"
Assim nos foi imposto
E não:
"Com o suor dos outros ganharás o pão"


Ó vendilhões do templo
Ó construtores
Das grandes estátuas balofas e pesadas
Ó cheios de devoção e de proveito


Perdoai-lhes Senhor
Porque eles sabem o que fazem


Enquanto longe divagas. Sophia de Mello Breyner Andresen

Enquanto longe divagas
E através de um mar desconhecido esqueces a palavra
– Enquanto vais à deriva das correntes
E fugitivo perseguido por inomeadas formas
A ti próprio te buscas devagar
– Enquanto percorres os labirintos da viagem
E no país de treva e gelo interrogas o mudo rosto das sombras
– Enquanto tacteias e duvidas e te espantas
E apenas como um fio te guia a tua saudade da vida
Enquanto navegas em oceanos azuis de rochas negras
E as vozes da casa te invocam e te seguem
Enquanto regressas como a ti mesmo ao mar
E sujo de algas emerges entorpecido e como drogado
– Enquanto naufragas e te afundas e te esvais
E na praia que é teu leito como criança dormes
E devagar devagar a teu corpo regressas
Como jovem toiro espantado de se reconhecer
E como jovem toiro sacodes o teu cabelo sobre os olhos
E devagar recuperas tua mão teu gesto
E teu amor das coisas sílaba por sílaba

Sophia de Mello Breyner Andresen, O Nome das coisas



Há mulheres que trazem o mar nos olhos. Sophia de Mello Breyner Andresen

Há mulheres que trazem o mar nos olhosNão pela corMas pela vastidão da almaE trazem a poesia nos dedos e nos sorrisosFicam para além do tempoComo se a maré nunca as levasse… Da praia onde foram felizesHá mulheres que trazem o mar nos olhospela grandeza da imensidão da almapelo infinito modo como abarcam as coisas e os Homens…Há mulheres que são maré em noites de tardese calma.Sophia de Mello Breyner Andresen


Espera-me. Sophia de Mello Breyner Andresen

Nas praias que são o rosto branco das amadas mortas
Deixarei que o teu nome se perca repetido

Mas espera-me:
Pois por mais longos que sejam os caminhos
Eu regresso.

Sophia de Mello Breyner Andresen


Em todos os jardins. Sophia de Mello Breyner

Em todos os jardins hei-de florir,
Em todos beberei a lua cheia,
Quando enfim no meu fim eu possuir
Todas as praias onde o mar ondeia.

Um dia serei eu o mar e a areia,
A tudo quanto existe me hei-de unir,
E o meu sangue arrasta em cada veia
Esse abraço que um dia se há-de abrir.

Então receberei no meu desejo
Todo o fogo que habita na floresta
Conhecido por mim como num beijo.

Então serei o ritmo das paisagens,
A secreta abundância dessa festa
Que eu via prometida nas imagens.

Sophia de Mello Breyner


As pessoas sensíveis. Sophia de Mello Breyner Andresen

As pessoas sensíveis não são capazes

De matar galinhas

Porém são capazes

De comer galinhas

O dinheiro cheira a pobre e cheira

À roupa do seu corpo

Aquela roupa

Que depois da chuva secou sobre o corpo

Porque não tinham outra

O dinheiro cheira a pobre e cheira

A roupa

Que depois do suor não foi lavada

Porque não tinham outra

"Ganharás o pão com o suor do teu rosto"

Assim nos foi imposto

E não:

"Com o suor dos outros ganharás o pão"

Ó vendilhões do templo

Ó construtores

Das grandes estátuas balofas e pesadas

Ó cheios de devoção e de proveito

Perdoai-lhes Senhor

Porque eles sabem o que fazem.

Sophia de Mello Breyner Andresen. Cem Poemas de Sophia.


Apesar das Ruínas. Sophia de Mello Breyner Andresen

Apesar das ruínas e da morte,
Onde sempre acabou cada ilusão,
A força dos meus sonhos é tão forte,
Que de tudo renasce a exaltação
E nunca as minhas mãos ficam vazias.

Sophia de Mello Breyner Andresen, in 'Antologia Poética'


Digo Lisboa. Sophia de Mello Breyner Andresen

Digo:"Lisboa"Quando atravesso – vinda do sul – o rioE a cidade a que chego abre-se como se do seu nome nascesseAbre-se e ergue-se em sua extensão noturnaEm seu longo luzir de azul e rioEm seu corpo amontoado de colinas –Vejo-a melhor porque a digoTudo se mostra melhor porque digoTudo mostra melhor o seu estar e a sua carênciaPorque digoLisboa com seu nome de ser e de não-serCom seus meandros de espanto insónia e lataE seu secreto rebrilhar de coisa de teatroSeu conivente sorrir de intriga e máscaraEnquanto o largo mar a Ocidente se dilataLisboa oscilando como uma grande barcaLisboa cruelmente construida ao longo da sua própria ausênciaDigo o nome da cidade– Digo para ver

Sophia de Mello Breyner Andresen (1977), in Obra Poética, 2011


Esta é a madrugada que eu esperava. Sophia de Mello Breyner Andresen

Esta é a madrugada que eu esperava
O dia inicial inteiro e limpo
Onde emergimos da noite e do silêncio
E livres habitamos a substância do tempo

Sophia de Mello Breyner Andresen

Sacode as nuvens que te poisam nos cabelos. Sophia de Mello Breyner Andresen

Sacode as nuvens que te poisam nos cabelos,

Sacode as aves que te levam o olhar.

Sacode os sonhos mais pesados do que as pedras.

Porque eu cheguei e é tempo de me veres,

Mesmo que os meus gestos te trespassem

De solidão e tu caias em poeira,

Mesmo que a minha voz queime o ar que respiras

E os teus olhos nunca mais possam olhar.

Sophia de Mello Breyner Andresen

(Arte de Maki Horanai)


Marinheiro Sem Mar. Sophia de Mello Breyner Andersen

Longe o marinheiro tem
Uma serena praia de mãos puras
Mas perdido caminha nas obscuras
Ruas da cidade sem piedade
Todas as cidades são navios
Carregados de cães uivando à lua
Carregados de anões e mortos frios
E ele vai balouçando como um mastro
Aos seus ombros apoiam-se as esquinas
Vai sem aves nem ondas repentinas
Somente sombras nadam no seu rastro.
Nas confusas redes do seu pensamento
Prendem-se obscuras medusas
Morta cai a noite com o vento
E sobe por escadas escondidas
E vira por ruas sem nome
Pela própria escuridão conduzido
Com pupilas transparentes e de vidro
Vai nos contínuos corredores
Onde os polvos da sombra o estrangulam
E as luzes como peixes voadores
O alucinam.
Porque ele tem um navio mas sem mastros
Porque o mar secou
Porque o destino apagou
O seu nome dos astros
Porque o seu caminho foi perdido
O seu triunfo vendido
E ele tem as mãos pesadas de desastres
E é em vão que ele se ergue entre os sinais
Buscando a luz da madrugada pura
Chamando pelo vento que há nos cais
Nenhum mar lavará o nojo do seu rosto
As imagens são eternas e precisas
Em vão chamará pelo vento
Que a direito corre pelas praias lisas
Ele morrerá sem mar e sem navios
Sem rumo distante e sem mastros esguios
Morrerá entre paredes cinzentas
Pedaços de braços e restos de cabeças
Boiarão na penumbra das madrugadas lentasE ao Norte e ao Sul
E ao Leste e ao Poente
Os quatro cavalos do vento
Sacodem as suas crinas
E o espírito do mar pergunta:
"Que é feito daquele
Para quem eu guardava um reino puro
De espaço e de vazio
De ondas brancas e fundas
E de verde frio?"
Ele não dormirá na areia lisa
Entre medusas, conchas e corais
Ele dormirá na podridão
E ao Norte e ao Sul
E ao Leste e ao Poente
Os quatro cavalos do vento
Exactos e transparentes
O esquecerão
Porque ele se perdeu do que era eterno
E separou o seu corpo da unidade
E se entregou ao tempo dividido
Das ruas sem piedade.

Sophia de Mello Breyner Andersen


Cíclades. Sophia de Mello Breyner Andresen

A claridade frontal do lugar impõe-me a tua presença
O teu nome emerge como se aqui
O negativo que foste de ti se revelasse

Viveste no avesso
Viajante incessante do inverso
Isento de ti próprio
Viúvo de ti próprio
Em Lisboa cenário da vida
E eras o inquilino de um quarto alugado por cima de uma leitaria
O empregado competente de uma casa Comercial
O frequentador irónico delicado e cortês dos cafés da Baixa
O visionário discreto dos cafés virados para o Tejo

(Onde ainda no mármore das mesas
Buscamos o rastro frio das tuas mãos
— O imperceptível dedilhar das tuas mãos)

Esquartejado pelas fúrias do não-vivido
À margem de ti dos outros e da vida
Mantiveste em dia os teus cadernos todos
Com meticulosa exactidão desenhaste os mapas
Das múltiplas navegações da tua ausência —
Aquilo que não foi nem foste ficou dito
Como ilha surgida a barlavento
Com prumos sondas astrolábios bússolas
Procedeste ao levantamento do desterro

Nasceste depois
E alguém gastara em si toda a verdade
O caminho da Índia já fora descoberto
Dos deuses só restava
O incerto perpassar
No murmúrio e no cheiro das paisagens
E tinhas muitos rostos
Para que não sendo ninguém dissesses tudo
Viajavas no avesso no inverso no adverso

Porém obstinada eu invoco — ó dividido —
O instante que te unisse,
E celebro a tua chegada às ilhas onde jamais vieste

Estes são os arquipélagos que derivam ao longo do teu rosto
Estes são os rápidos golfinhos da tua alegria
Que os deuses não te deram nem quiseste

Este é o pais onde a carne das estátuas como choupos estremece
Atravessada pelo respirar leve da luz
Aqui brilha o azul-respiração das coisas
Nas praias onde há um espelho voltado para o mar

Aqui o enigma que me interroga desde sempre
E mais nu e veemente e por isso te invoco:
«Porque foram quebrados os teus gestos?
Quem te cercou de muros e de abismos?
Quem derramou no chão os teus segredos?»

Invoco-te como se chegasses neste barco
E poisasses os teus pés nas ilhas
E a sua excessiva proximidade te invadisse
Como um rosto amado debruçado sobre ti

No estio deste lugar chamo por ti
Que hibernaste a própria vida como o animal na estaçao adversa
Que te quiseste distante como quem ante o quadro pra melhor ver recua
E quiseste a distância que sofreste

Chamo por ti — reúno os destroços as ruínas os pedaços —
Porque o mundo estalou como pedreira
E no chão rolam capitéis e braços
Colunas divididas estilhaços
E da ânfora resta o espalhamento de cacos
Perante os quais os deuses se tornam estrangeiros

Porém aqui as deusas cor de trigo
Erguem a longa harpa dos seus dedos
E encantam 0 sol azul onde te invoco
Onde invoco a palavra impessoal da tua ausência

Pudesse o instante da festa romper o teu luto
Ó viúvo de ti mesmo
E que ser e estar coincidissem
No um da boda

Como se o teu navio te esperasse em Thasos
Como se Penélope
Nos seus quartos altos
Entre seus cabelos te fiasse


A forma justa. Sophia de Mello Breyner Andresen

Sei que seria possível construir o mundo justo
As cidades poderiam ser claras e lavadas
Pelo canto dos espaços e das fontes
O céu o mar e a terra estão prontos
A saciar a nossa fome do terrestre
A terra onde estamos — se ninguém atraiçoasse — proporia
Cada dia a cada um a liberdade e o reino
— Na concha na flor no homem e no fruto
Se nada adoecer a própria forma é justa
E no todo se integra como palavra em verso
Sei que seria possível construir a forma justa
De uma cidade humana que fosse
Fiel à perfeição do universo

Por isso recomeço sem cessar a partir da página em branco
E este é meu ofício de poeta para a reconstrução do mundo

Sophia de Mello Breyner Andresen



Para atravessar contigo o deserto do mundo. Sophia de Mello Breyner Andresen

Para atravessar contigo o deserto do mundo
Para enfrentarmos juntos o terror da morte
Para ver a verdade para perder o medo
Ao lado dos teus passos caminhei

Por ti deixei meu reino meu segredo
Minha rápida noite meu silêncio
Minha pérola redonda e seu oriente
Meu espelho minha vida minha imagem
E abandonei os jardins do paraíso

Cá fora à luz sem véu do dia duro
Sem os espelhos vi que estava nua
E ao descampado se chamava tempo

Por isso com teus gestos me vestiste
E aprendi a viver em pleno vento

Sophia Andresen


Pirata. Sophia de Mello Breyner Andresen

Sou o único homem a bordo do meu barco.
Os outros são monstros que não falam,
Tigres e ursos que amarrei aos remos,
E o meu desprezo reina sobre o mar.

Gosto de uivar no vento com os mastros
E de me abrir na brisa com as velas,
E há momentos que são quase esquecimento
Numa doçura imensa de regresso.

A minha pátria é onde o vento passa,
A minha amada é onde os roseirais dão flor,
O meu desejo é o rastro que ficou das aves,
E nunca acordo deste sonho e nunca durmo.

Sophia de Mello Breyner Andresen


Há mulheres que trazem o mar nos olhos. Sophia de Mello Breyner Andresen

Há mulheres que trazem o mar nos olhos

Não pela corMas pela vastidão da almaE trazem a poesia nos dedos e nos sorrisosFicam para além do tempoComo se a maré nunca as levasse… Da praia onde foram felizesHá mulheres que trazem o mar nos olhospela grandeza da imensidão da almapelo infinito modo como abarcam as coisas e os Homens…Há mulheres que são maré em noites de tardese calma.


Prece. Sophia de Mello Breyner Andresen

Que nenhuma estrela queime o teu perfil
Que nenhum deus se lembre do teu nome
Que nem o vento passe por onde tu passas

Para ti eu criarei um dia puro
Livre como o vento e repetido
Como o florir das ondas ordenadas.
Sophia de Mello Breyner Andresen


A paz sem vencedor e sem vencidos. Sophia de Mello Breyner Andresen

"Dai-nos Senhor a paz que vos pedimos
A paz sem vencedor e sem vencidos
Que o tempo que nos deste seja um novo
Recomeço de esperança e de justiça
Dai-nos Senhor a paz que vos pedimos

A paz sem vencedor e sem vencidos

Erguei o nosso ser à transparência
Para podermos ler melhor a vida
Para entendermos vosso mandamento
Para que venha a nós o vosso reino
Dai-nos Senhor a paz que vos pedimos

A paz sem vencedor e sem vencidos

Fazei Senhor que a paz seja de todos
Dai-nos a paz que nasce da verdade
Dai-nos a paz que nasce da justiça
Dai-nos a paz chamada liberdade
Dai-nos Senhor a paz que vos pedimos

A paz sem vencedor e sem vencidos"

Sophia de Mello Breyner Andresen, 'Dual'

Partilhar isto:

No tempo dividido. Sophia de Mello Breyner Andresen

Pelas tuas mãos medi o mundo
E na balança pura dos teus ombros

Pesei o ouro do Sol
E a palidez da Lua.

sophia de mello b. andresen



O poema. Sophia de Mello Breyner Andresen,

O poema me levará no tempo Quando eu já não for eu E passarei sozinha Entre as mãos de quem lê O poema alguém o dirá Às searas Sua passagem se confundirá Com o rumor do mar com o passar do vento O poema habitará O espaço mais concreto e mais atento No ar claro nas tardes transparentes Suas sílabas redondas (Ó antigas ó longas Eternas tardes lisas) Mesmo que eu morra o poema encontrará Uma praia onde quebrar as suas ondas E entre quatro paredes densas De funda e devorada solidão Alguém seu próprio ser confundirá Com o poema no tempo


Espera. Sophia de Mello Breyner Andresen

Dei-te a solidão do dia inteiro,

Na praia deserta, brincando com a areia,

No silêncio que apenas quebrava a maré cheia

A gritar o seu eterno insulto,

Longamente esperei que o teu vulto

Rompesse o nevoeiro.

Sophia de Mello Breyner Andresen

obra poética I


Che Guevara. Sophia de Mello Breyner Andresen

Contra ti se ergueu a prudência dos inteligentes e o arrojo
[dos patetas
A indecisão dos complicados e o primarismo
Daqueles que confundem revolução com desforra

De poster em poster a tua imagem paira na sociedade de
[consumo
Como o Cristo em sangue paira no alheamento ordenado das
[igrejas

Porém
Em frente do teu rosto
Medita o adolescente à noite no seu quarto
Quando procura emergir de um mundo que apodrece

Sophia de Mello Breyner Andresen, in "O Nome das Coisas"


Deus escreve direito. Sophia de Mello Breyner

Deus escreve direito por linhas tortas

E a vida não vive em linha rectaEm cada célula do homem estão inscritasA cor dos olhos e a argúcia do olharO desenho dos ossos e o contorno da bocaPor isso te olhas ao espelho:E no espelho te buscas para te reconhecerPorém em cada célula desde o inícioFoi inscrito o signo veemente da tua liberdadePois foste criado e tens de ser realPor isso não percas nunca teu fervor mais austeroTua exigência de ti e por entreEspelhos deformantes e desastres e desviosNem um momento só podes perderA linha musical do encantamentoQue é teu sol tua luz teu alimento_

Sophia de Mello Breyner Andresen


Intervalo II. Sophia de Mello Breyner

Dai-me um dia branco, um mar de beladona
Um movimento
Inteiro, unido, adormecido
Como um só momento.

Eu quero caminhar como quem dorme
Entre países sem nome que flutuam.

Imagens tão mudas
Que ao olhá-las me pareça
Que fechei os olhos.

Um dia em que se possa não saber.

Sophia de Mello Breyner


Data. Sophia de Mello Breyner Andressen

Tempo de solidão e de incerteza
Tempo de medo e tempo de traição
Tempo de injustiça e de vileza
Tempo de negação

Tempo de covardia e tempo de ira
Tempo de mascarada e de mentira
Tempo que mata quem o denuncia
Tempo de escravidão

Tempo dos coniventes sem cadastro
Tempo de silêncio e de mordaça
Tempo onde o sangue não tem rastro
Tempo da ameaça

Sophia de Mello Breyner Andressen, Livro Sexto


Que nenhuma estrela queime o teu perfil. Sophia de Mello Breyner Andresen

Que nenhuma estrela queime o teu perfil
Que nenhum deus se lembre do teu nome
Que nem o vento passe onde tu passas.

Para ti criarei um dia puro
Livre como o vento e repetido
Como o florir das ondas ordenadas.

Sophia de Mello Breyner Andresen


Há mulheres que trazem o mar nos olhos. Sophia de Mello Breyner Andresen

Há mulheres que trazem o mar nos olhos
Não pela cor
Mas pela vastidão da alma
E trazem a poesia nos dedos e nos sorrisos
Ficam para além do tempo
Como se a maré nunca as levasse
Da praia onde foram felizes

Há mulheres que trazem o mar nos olhos
pela grandeza da imensidão da alma
pelo infinito modo como abarcam as coisas e os Homens…
Há mulheres que são maré em noites de tardes…
e calma

Sophia de Mello Breyner Andresen


a escrita. Sophia de Mello Breyner Andresen

No Palácio Mocenigo onde viveu sozinho
Lord Byron usava as grandes salas
Para ver a solidão espelho por espelho
E a beleza das portas quando ninguém
Passava

Escutava os rumores marinhos do silêncio
E o eco perdido de passos num corredor
Longínquo
Amava o liso brilhar do chão polido
E os tectos altos onde se enrolam as sombras
E embora se sentasse numa só cadeira
Gostava de olhar vazias as cadeiras

Sem dúvida ninguém precisa de tanto espaço vital
Mas a escrita exige solidões e desertos

E coisas que se vêem como quem vê outra coisa

Podemos imaginá-lo sentado à sua mesa
Imaginar o alto pescoço espesso
A camisa aberta e branca
O branco do papel as aranhas da escrita
E a luz da vela – como em certos quadros –
Tornando tudo atento

sophia de mello breyner Andresen
ilhas

Navegámos para Oriente. Sophia de Mello Breyner Andresen

Navegámos para Oriente ―
A longa costa
Era de um verde espesso e sonolento

Um verde imóvel sob o nenhum vento
Até à branca praia cor de rosas
Tocada pelas águas transparentes

Então surgiram as ilhas luminosas
De um azul tão puro e tão violento
Que excedia o fulgor do firmamento
Navegado por garças milagrosas

E extinguiram-se em nós memória e tempo

Sophia de Mello Breyner Andresen. As Ilhas (1977)


Poema. Sophia de Mello Breyner Andresen

A minha vida é o mar o Abril a ruaO meu interior é uma atenção voltada para foraO meu viver escutaA frase que de coisa em coisa silabadaGrava no espaço e no tempo a sua escritaNão trago Deus em mim mas no mundo o procuroSabendo que o real o mostraráNão tenho explicaçõesOlho e confrontoE por método é nu meu pensamentoO quadrado da janelaO brilho verde de VésperO arco de oiro de AgostoO arco de ceifeira sobre o campoA indecisa mão do pedinteSão minha biografia e tornam-se o meu rostoPor isso não me peçam cartão de identidadePois nenhum outro senão o mundo tenhoNão me peçam opiniões nem entrevistasNão me perguntem datas nem moradasDe tudo quanto vejo me acrescentoE a hora da minha morte aflora lentamenteCada dia preparada–Sophia de Mello Breyner Andresenin, "Geografia"


O poema. Sophia de Mello Breyner Andresen

O poema me levará no tempo
Quando eu já não for eu
E passarei sozinha
Entre as mãos de quem lê

O poema alguém o dirá
Às searas

Sua passagem se confundirá
Com o rumor do mar com o passar do vento

O poema habitará
O espaço mais concreto e mais atento

No ar claro nas tardes transparentes
Suas sílabas redondas
(Ó antigas ó longas
Eternas tardes lisas)

Mesmo que eu morra o poema encontrará
Uma praia onde quebrar as suas ondas

E entre quatro paredes densas
De funda e devorada solidão
Alguém seu próprio ser confundirá
Com o poema no tempo


Mar. Sophia de Mello Breyner Andresen

Mar, metade da minha alma é feita de maresia
Pois é pela mesma inquietação e nostalgia,
Que há no vasto clamor da maré cheia,
Que nunca nenhum bem me satisfez.
E é porque as tuas ondas desfeitas pela areia
Mais fortes se levantam outra vez,
Que após cada queda caminho para a vida,
Por uma nova ilusão entontecida.

E se vou dizendo aos astros o meu mal
É porque também tu revoltado e teatral
Fazes soar a tua dor pelas alturas.
E se antes de tudo odeio e fujo
O que é impuro, profano e sujo,
É só porque as tuas ondas são puras.


O jardim e a noite. Sophia de Mello Breyner Andresen

Atravessei o jardim solitário e sem lua,
Correndo ao vento pelos caminhos fora,
Para tentar como outrora
Unir a minha alma à tua,
Ó grande noite solitária e sonhadora.

Entre os canteiros cercados de buxo,
Sorri à sombra tremendo de medo.
De joelhos na terra abri o repuxo,
E os meus gestos dessa encantação,
Que devia acordar do seu inquieto sono
A terra negra canteiros
E os meus sonhos sepultados
Vivos e inteiros.

Mas sob o peso dos narcisos floridos
Calou-se a terra,
E sob o peso dos frutos ressequidos
Do presente,
Calaram-se os meus sonhos perdidos.

Entre os canteiros cercados de buxo,
Enquanto subia e caía a água do repuxo,
Murmurei as palavras em que outrora
Para mim sempre existia
O gesto dum impulso.

Palavras que eu despi da sua literatura,
Para lhes dar a sua forma primitiva e pura,
De fórmulas de magia.

Docemente a sonhar entra a folhagem
A noite solitária e pura
Continuou distante e inatingível
Sem me deixar penetrar no seu segredo
E eu senti quebrar-se, cair desfeita,
A minha ânsia carregada de impossível,
Contra a sua harmonia perfeita.

Tomei nas minhas mãos a sombra escura
E embalei o silêncio nos meus ombros.
Tudo em minha volta estava vivo
Mas nada pôde acordar dos seus escombros
O meu grande êxtase perdido.

Só o vento passou e quente
E à sua volta todo o jardim cantou
E a água do tanque tremendo
Se maravilhou
Em círculos, longamente.


Porque, Sophia de Mello Breyner Andresen

Porque os outros se mascaram mas tu não
Porque os outros usam a virtude
Para comprar o que não tem perdão.
Porque os outros têm medo mas tu não.


Porque os outros são os túmulos caiados
Onde germina calada a podridão.
Porque os outros se calam mas tu não.

Porque os outros se compram e se vendem
E os seus gestos dão sempre dividendo.
Porque os outros são hábeis mas tu não.

Porque os outros vão à sombra dos abrigos
E tu vais de mãos dadas com os perigos.
Porque os outros calculam mas tu não.

Sophia de Mello Breyner Andresen


Eis-me, Sophia de Mello Breyner Andresen

Eis-me
Tendo-me despido de todos os meus mantos
Tendo-me separado de adivinhos mágicos e deuses
Para ficar sozinha ante o silêncio
Ante o silêncio e o esplendor da tua face
Mas tu és de todos os ausentes o ausente
Nem o teu ombro me apoia nem a tua mão me toca
O meu coração desce as escadas do tempo em que não moras
E o teu encontro
São planícies e planícies de silêncio
Escura é a noite
Escura e transparente
Mas o teu rosto está para além do tempo opaco
E eu não habito os jardins do teu silêncio
Porque tu és de todos os ausentes o ausente

Sophia de Mello Breyner Andresen


Chamo-te, Sophia de Mello Breyner Andresen

Chamo-Te porque tudo está ainda no princípio
E suportar é o tempo mais comprido.

Peço-Te que venhas e me dês a liberdade,
Que um só dos teus olhares me purifique e acabe.

Há muitas coisas que eu quero ver.

Peço-Te que sejas o presente.
Peço-Te que inundes tudo.
E que o teu reino antes do tempo venha.
E se derrame sobre a Terra
Em primavera feroz pricipitado.

Sophia de Mello Breyner Andresen

Créez votre site web gratuitement ! Ce site internet a été réalisé avec Webnode. Créez le votre gratuitement aujourd'hui ! Commencer